SOCIÉTÉ INTERNATIONALE

DES AMIS DE NIKOS KAZANTZAKI (SIANK)

Association culturelle sans but lucratif

  fondée à Genève (Suisse) le 14 décembre 1988

PUBLIÉ LE 09 juin 2017

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ANTIBES

Le 25 mars 1948, Nikos Kazantzaki démissionne du poste de conseiller en littérature qu’il occupait à l’Unesco, à Paris, depuis le 1er janvier 1947. Il avait comme collaboratrice notre amie Yvette Renoux-Herbert.

Devant l’impossibilité de revenir en Grèce, l’auteur décide de s’installer en France. Il choisit Antibes, l’ancienne « Antipolis », au bord de la Méditerranée, fondée par les Ioniens. Cette cité lui rappelait sa patrie et lui apportait la tranquillité et la sécurité qu’il recherchait tant. Il y vivra avec son épouse Eleni, de juin 1948 à juin 1957. Dans son livre Le dissident (Plon. Paris, 1968), Eleni se souvient avec émotion de ce séjour.


Kazantzaki écrit dans cette ville  les œuvres suivantes : Sodome et Gomorrhe, Le Christ recrucifié, Kouros (Thésée), Christophe Colomb, Les  frères  ennemis, Capétan Mihalis (La liberté ou la mort), La dernière tentation, Le pauvre d’Assise, Rapport au Greco ; il y réécrit Constantin Paléologue.


C’est à Antibes également qu’il reçoit des hommes de lettres, des traducteurs de ses œuvres, venus d’Europe et d’Amérique, des artistes, des musiciens (dont le compositeur tchécoslovaque Bohuslav Martinu), des personnalités du cinéma (Jules Dassin et Melina Mercouri), des hommes politiques et de nombreux autres amis.


L’écrivain et poète aimait se promener le long du rivage (quand les touristes étaient partis), dans le bois de la Garoupe ou bien encore sur les hauteurs d’Antibes et de Cannes ; voyageant souvent, c’est chaque fois avec plaisir qu’il retrouvait Antibes son « cocon » (« koukouli »). Peu impliqué dans la vie locale, il participait cependant parfois à des activités culturelles. Son nom figure d’ailleurs parmi les donateurs du Musée Picasso. Il était enfin membre d’honneur du Rotary-Club de cette ville.